Assise sur le rebord de ma fenêtre,
Je plonge dans mon mal-être.
Fixant le vide, je songe à mon passé,
Torturé.
Quelques voitures passent et brisent le silence de la nuit,
Plus rien n'est pareil sans lui.
J'ai du mal à encaisser notre rupture,
Ce qui m'a laissé une profonde blessure.
Ici repose un silence de mort,
Ce qui me fait culpabiliser à tord.
Mais cette fois c'en est trop,
Ce soir j'écris mes derniers mots.
Je m'étais juré de ne verser aucune larme,
Mais c'est trop lourd pour mon corps sans âme.
Ton absence m'a transpercé tel un pieu,
Mais ce soir je te dis adieu.
Je relis mon testament,
Que je tiens d'une main en tremblant.
Dessus je verse une goutte de sang,
Celui de Satan.
Je m'ouvre les veines,
Pour évacuer ma peine.
Je me sens tomber libérée,
Mais apeurée.
Un cri retenti,
Mon cri.
Plus de peur,
Enfin je meurs.
Puis le silence revient,
Sur cette triste fin,
qui a pour seul témoin,
Ce gouffre sans fin.